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الأثنين , ٢٣ آذار ٢٠١٥
Politique et mystique, aux origines des chiismes
olitique et mystique 
            Avec l’avènement des Abbasside en l’an 749 et le transfert du pouvoir de Damas à Bagdad, l’état musulman s’orientalisait. Déjà perceptible sous les Omeyyades, l’exaltation de la puissance suprême du calife allait prendre une nouvelle dimension sous l’influence des traditions persanes. Les premiers à en faire les frais furent les chiites qui, bien qu’ayant participé à leur accession au pouvoir, étaient désormais vus par les Abbassides comme les partisans de l’installation des descendants d’Ali à la tête du Califat. De plus, la masse des croyants était assez peu soucieuse de la légitimité dynastique du pouvoir. L’unité et la paix importaient bien plus. Pour assurer l’ordre social, la majorité des musulmans comptaient avant tout sur le Coran, la Sunna et le respect par les croyants des interprétations qu’en donnaient les ulemas, les docteurs de la loi. Au-delà des particularismes, ils se voyaient avant tout comme une communauté fondée sur le Coran, la croyance dans la mission prophétique de Mahommet, le respect du jeûne de Ramadan, de l’aumône, des cinq prières journalières et du pèlerinage. Cette position sunnite traduisait une approche réaliste et pragmatique de la politique et de la religion, contrastant nettement avec les préoccupations légitimistes portées par le chiisme. Par la force des choses, les chiites retournèrent donc à leur statut d’opposants et dans un système où pouvoir et religion allait de pair, cette opposition politique devait bientôt se traduire sur le plan spirituel,  par l’élaboration de doctrines religieuses en rupture avec l’orthodoxie incarnée par le Califat
 
                                                                                                                                     Elaboration des doctrines chiites
Déjà sous les Omeyyades, différents partis chiites avaient pris naissance, s’attachant chacun au souvenir d’un descendant d’Ali. Une première branche se rattacha à Hussein, le second fils d’Ali tué à Kerbala à 680 et enterré à Najaf qui deviendront deux des principaux lieux saints du chiisme. Une autre branche du chiisme, le zaydisme, se référera au souvenir d’un fils d’Hussein, Zayd, tué à Koufa en 740 et du fils de celui-ci, Yahya, martyr en 743. C’est en cette fin de VIIIème siècle que la doctrine chiite se précisera autour de la figure de l’imam. Guide religieux dépositaire du message divin, l’imam représentait pour eux l’autorité légitime de la communauté musulmane, en lutte avec le pouvoir usurpateur des califes qui s’obstinaient à occuper la fonction qui revenait aux descendants du Prophète. Les cinq premiers imams, Ali, Hussein, Zayd, Muhammad et Jaafar s’étaient succédé de père en fils
Un désaccord survint au moment de la succession de ce dernier, Jaafar ayant désigné pour lui succéder son fils Ismaël qui mourut du vivant de son père. La majorité des chiites reconnurent alors un autre fils de Jaafar, Moussa ainsi que ses descendants jusqu’au douzième successeur d’Ali. Ce groupe de chiites sera désigné par le terme duodécimain du latin duodécimus signifiant douzième et en arabe al-ithnay ‘ashriyya. Le reste de la communauté persista à reconnaître Ismaël comme successeur de Jaafar et soutint qu’avant de mourir celui-ci avait désigné comme successeur son fils Muhammad. Les chiites de ce groupe furent qualifiés d’ « ismaélien ». Traqués avec insistance par les Abbassides, contestés au sein même des chiites, ils furent contraints d’entrer dans la clandestinité. Ils parvinrent toutefois à constituer un mouvement religieux cohérent et très bien organisé. La doctrine ismaélienne fut même activement propagée par un réseau efficace de missionnaires envoyés à travers l’Empire musulman
 
                                                                               L’Egypte des Fatimides, califat ismaélite et berceau du druzisme 
Eloignée de Bagdad, peuplée de Berbères prompts à se rebeller contre le pouvoir établi, l’Afrique de Nord constituait un terrain favorable pour la dissidence religieuse. Le message ismaélien y connut rapidement un grand succès. Au début du Xème siècle, les missionnaires parvinrent à assurer à leur foi la protection du jeune Etat fatimide. Son fondateur, Obeid-Allah el-Mahdi, qui prétendait descendre de Fatima, la fille du prophète, fut même proclamé calife et imam en 909. Partis de Tunisie, les Fatimides prirent bientôt le contrôle de l’Egypte et fondèrent le Caire avant d’en faire la capitale de leur empire et d’y transférer le siège de leur Califat. Rivalisant avec Bagdad, la ville devint rapidement un pôle culturel, qui rayonnera à travers les missionnaires ismaéliens que les califes envoyaient aux quatre coins du monde musulman
Ce soutien sans faille des califes Fatimides au clergé ismaélien se traduisit rapidement sur le plan politique par l’exaltation de la personne du calife, imam et protecteur de la foi. Au cours du règne d’el-Hakim (996-1021), sixième calife fatimide, un groupe de religieux ira même jusqu’à lui conférer une nature divine. Ils élaborèrent alors une doctrine complexe se fondant sur l’héritage religieux des mouvements chiites et ismaélien auxquels furent mêlés des principes philosophiques antiques. Le monde musulman s’étendant aux ères de civilisation grecque, perse ou encore indienne, il était logique de voir alors des éléments de ces cultures pénétrer et influencer les esprits arabes à mesure que les peuples conquis s’assimilaient à eux. C’est dans ces traditions antiques que puiseront les fondateurs de cette doctrine nouvelle qu’on appellera plus tard druzisme en référence à l’un de ces principaux prédicateurs nommé Darazi
Antoine C. S
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