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الأربعاء , ١٠ كانون الأول ٢٠١٤
Le temps de la conquête arabe
A la mort de Mahommet en 632, l’expansion islamique ne fait que commencer. En 634, le calife Abou Bakr, premier successeur du prophète envoie ses cavaliers vers les provinces byzantines du nord. Aidés par les nombreuses tribus arabes implantées dans la région depuis déjà plusieurs siècles, les guerriers musulmans y enchaînent les victoires. Les Byzantins peinent à faire face et en septembre 635, Damas tombe aux mains des Arabes. Piqué au vif, l’empereur Héraclius prend alors la route de la Syrie à la tête de son armée pour stopper l’avancée de l’Islam. Le choc a lieu le 20 août 636 au bord du Yarmouk, un affluent du Jourdain. Après cinq jours de combats acharnés, les troupes de Byzance sont finalement écrasées
Les conséquences pour l’Empire sont immenses. La Syrie tout entière s’ouvre aux musulmans qui en quelques années prennent Homs, Baalbeck, Tyr, Sidon et Beyrouth. Au nord, seule Tripoli résiste. Pour soutenir la ville, l’Empereur installe au Liban une communauté chrétienne connue pour sa combativité, les Mardaïtes. Venus des monts abrupts du Taurus, aux confins de la Syrie et de l’Anatolie, ils s’adaptent sans mal et se mêlent rapidement aux populations maronites déjà présentes
Pour faire face à ces redoutables mercenaires, les califes Omeyyades, nouveaux maîtres de Damas, décident de leur opposer le clan perse des Kesra. Ils s’installeront au Sud des positions mardaïtes, dans les zones montagneuses comprises entre Byblos et Baalbeck. Le nom Kesra, version arabisée de Khosro dont le clan était sans doute originaire, donnera rapidement à la région son nom actuel : Kesrouan. Ce petit bout de montagne devint ainsi le poste avancé du jeune empire musulman qui s’étend bientôt à l'Égypte et à toute l'Afrique du Nord
 
La Syrie sous les Omeyyades 
Ces régions, sous influence grecque depuis l’arrivée d’Alexandre le Grand, se trouvent désormais dominées par de nouvelles élites arabes. Les conquérants forment alors une nouvelle aristocratie. Une aristocratie militaire qui confie l’administration du pays aux fonctionnaires byzantins en place à leur arrivée. Imposant progressivement leur langue et leur religion dans les villes, ils laissent le reste du pays aux mains des magistrats locaux et des évêques chargés de récolter les impôts. La loi islamique prévoyant des impôts supplémentaires pour les non-musulmans, les conversions ne seront pas particulièrement encouragées dans les campagnes
Etabli par la force, l’empire des Omeyyades reposait sur l’idée que les Arabes, «race élue», avait été choisi par Allah pour répandre son message et veiller à son respect. Ce préjugé théocratique devait offrir une supériorité innée et le respect éternel des peuples qu’ils soumettraient. Toutefois, perçus comme étrangers et culturellement inférieurs par les populations qu’ils prétendaient asservir, les califes arabes furent rapidement contestés notamment en Perse. L’opposition y était grande, non seulement au sein des populations indigènes mais également chez de nombreux arabes pour qui les Omeyyades n’étaient rien de plus que des usurpateurs. Ce conflit remontait à la mort de Mahommet en 632, quand Abou Bakr fut nommé à la tête de la communauté contre l’avis d’une partie des fidèles qui désiraient voir le Prophète remplacé par un membre de sa famille, à savoir Ali, son gendre et neveu. Il mourra deux ans plus tard et fut remplacé par Omar, un autre compagnon du Prophète, qui mit en place un conseil de six sages pour désigner son successeur. Assassiné en 644, il fut remplacé par Othman, du clan des Omeyyades. La partialité du nouveau Calife en faveur des siens raviva les partisans d’Ali qui jusqu’alors s’étaient montrés discrets. La tension monte rapidement entre les factions arabes et en 656, l’assassinat d’Othman permit à Ali d’accéder au pouvoir. La réaction omeyyade ne se fit pas attendre et après cinq ans de guerre, Ali fut à son tour assassiné en 661 et remplacé par Mouawaiya, un parent de Othman alors gouverneur de Syrie
 
Fitna, division dans l’Islam et la fin des Omeyyades
Ainsi s’achevait pour l’Islam le temps des Rachidoun, les « califes biens guidés ». Le clan omeyyade imposa alors le principe d’hérédité comme règle de succession à la tête du Califat et se partagea l’essentiel du pouvoir, multipliant les indélicatesses envers les autres clans arabes et les populations récemment convertis. La fiscalité pesant sur les chrétiens, les juifs ou les mazdéens de l’Empire avait en effet amenée nombre d’entre eux à se convertir à l’Islam créant ainsi un manque à gagner énorme pour le califat. Pour parer à ce problème, les Omeyyades décidèrent d’instaurer un impôt foncier, le Kharradj, pesant sur les terres possédées par des musulmans non-arabes mais dont les possessions des arabes musulmans seraient exemptées. Ces mesures largement impopulaires permirent ainsi aux partisans d’Ali de prospérer malgré la mort de leur chef. Fédérant nombre d’opposants, ceux qu’on désignait désormais sous le nom de chiites  constituèrent rapidement une gêne pour les califes de Damas qui décidèrent de régler le problème dans le sang
 
Le choc eut lieu en 680 à Kerbala, terrible bataille durant laquelle Hussein, fils d’Ali et de la fille du Prophète Fatima, fut tué. Ce drame devait mettre définitivement fin à l’unité de la Oumma, la communauté des croyants. Loin de mettre fin à l’opposition chiite, la mort de Hussein, élevé au rang de martyr, renforçait leur détermination à renverser les Omeyyades. Outre les partisans d’Ali, l’opposition des autres clans arabes et des nouveaux convertis ne fléchissait pas, notamment en Iran où un mouvement se constitua autour des descendants d’Abbas, un oncle du prophète. Rapidement, leurs rangs grossirent, si bien qu’en 749 le premier calife Abbasside put s’installer à Bagdad et y instaurer un pouvoir concurrent avant de prendre Damas et d’en chasser les Omeyyades. Le clan fut alors massacré à l’exception d’un de ses membres qui parvint à fuir vers l’Espagne où il fondera plus tard l’émirat de Cordoue
Antoine C. S
Antoine C. S.
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